Marion Bunel s’illustre sur le podium de la Vuelta, couronnée par la victoire de l’Espagnole Paula Blasi

mai 10, 2026

Marion Bunel vient de franchir un cap décisif dans sa jeune carrière de cycliste professionnelle. Sur les pentes terribles de l’Angliru, théâtre mythique de la Vuelta féminine en Espagne, la Normande a résisté aux meilleures grimpeuses du monde pour accrocher la troisième place du général. Devant elle, l’Espagnole Paula Blasi a renversé la course lors de la dernière étape et s’est offert la victoire de son premier grand Tour, sous les acclamations d’un public acquis à sa cause. Vrai ou faux ? Cette information est bien vraie ! Elle illustre les avancées passionnantes du cyclisme féminin et la montée en puissance d’une nouvelle génération.

Concrètement, cette course espagnole ne se résume pas à un simple classement. Elle raconte l’histoire d’un duel à distance entre Blasi et Anna van der Breggen, d’une montée épique où chaque seconde compte, et de la confirmation d’un talent français qui s’installe sur le devant de la scène. Pour faire simple, la Vuelta féminine s’impose désormais comme un laboratoire des grandes tendances du peloton mondial : stratégies d’équipe poussées, innovations matérielles, préparation scientifique des athlètes. Et au cœur de ce bouillonnement, Bunel incarne une France du vélo ambitieuse, prête à regarder droit dans les yeux les grandes nations historiques.

En bref :

  • Podium historique pour la Française Marion Bunel, 21 ans, troisième de la Vuelta après une montée d’anthologie de l’Angliru.
  • Victoire finale de l’Espagnole Paula Blasi, qui renverse la course sur la dernière étape en Espagne face à Anna van der Breggen.
  • Confirmation de la montée en puissance du cyclisme féminin, avec une densité de niveau jamais vue sur un grand Tour.
  • Rôle clé des équipes, du matériel et de la gestion de l’effort dans cette compétition aux profils montagneux extrêmes.
  • Perspectives enthousiasmantes pour les grandes courses à venir, avec une nouvelle génération prête à bousculer la hiérarchie.

Vuelta féminine 2026 : un scénario renversant pour Paula Blasi et Marion Bunel

La Vuelta féminine 2026 restera comme l’une des éditions les plus denses et les plus tactiques de l’histoire récente du cyclisme. Au départ en Espagne, beaucoup voyaient Anna van der Breggen dérouler son expérience et contrôler la course de bout en bout. Pourtant, la réalité du terrain a pris une tournure bien différente. Jour après jour, une Espagnole encore peu connue du grand public, Paula Blasi, s’est rapprochée, patiemment, jusqu’à faire basculer la victoire au sommet du redoutable Angliru.

Le problème pour les favorites ? Sous-estimer la capacité des nouvelles venues à encaisser les enchaînements d’étapes de montagne. Vrai ou faux ? Beaucoup pensaient que la régularité primerait sur l’explosivité. Or, Blasi a démontré qu’on peut combiner les deux. Elle a d’abord limité la casse sur les premières arrivées en côte, toujours au contact du top 5, avant de frapper un grand coup durant la dernière étape, en plaçant une accélération tranchante à quelques kilomètres du sommet.

Dans ce scénario déjà haletant, Marion Bunel s’est invitée dans un rôle de premier plan. À 21 ans, la coéquipière de Pauline Ferrand-Prévot chez Visma – Lease a Bike ne devait, sur le papier, “que” découvrir la bagarre pour le général sur trois semaines. Pourtant, étape après étape, elle a prouvé qu’elle pouvait tenir le rythme des cadors. Elle termine troisième du général et troisième de l’étape de l’Angliru, une performance qui, pour beaucoup d’observateurs, vaut presque une victoire personnelle.

Cette Vuelta féminine s’inscrit aussi dans un mouvement plus global du peloton. Les tactiques d’équipe s’affinent, les directeurs sportifs utilisent les données en temps réel (puissance, fréquence cardiaque, temps sur les segments) pour ajuster les ordres. On retrouve ici la même sophistication que sur les grands Tours masculins, comme le montrent les récits d’épreuves récentes analysées dans des dossiers spécialisés comme ceux consacrés à Remco Evenepoel au Tour de Catalogne. L’écart avec le cyclisme masculin se réduit, non seulement en termes d’intensité, mais aussi de construction de la compétition.

Ce qu’il faut retenir de ce scénario renversant, c’est la manière dont la Vuelta devient un terrain d’expression privilégié pour une jeunesse décomplexée. Blasi et Bunel ne portent pas le poids des rivalités anciennes. Elles s’attaquent aux cols mythiques avec une audace qui bouscule les schémas établis et offre un espoir nouveau aux passionnés.

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Angliru, le juge de paix de la Vuelta féminine

Pourquoi l’Angliru fascine-t-il autant ? Il s’agit d’un col aux pourcentages démentiels, avec des rampes dépassant les 20 %. À ce niveau de pente, la course devient presque un duel intime entre la cycliste et la montagne. Chaque attaque coûte très cher, chaque relance peut décider du podium. Pour Marion Bunel, grimpeuse pure, ce terrain représentait une opportunité rêvée de faire parler son talent.

Sur cette ascension, la Française a choisi une approche mesurée. Plutôt que de suivre toutes les attaques, elle a roulé en gestion, calée sur ses propres watts, comme le font désormais la plupart des leaders sur les grands Tours. Voici une explication de ce choix : en contrôlant sa puissance, elle évite de passer dans le rouge et garde assez d’énergie pour résister au final. À l’inverse, certaines rivales ont tenté de suivre d’emblée le démarrage de Paula Blasi et ont explosé dans les derniers kilomètres, perdant de précieuses minutes.

L’Angliru illustre aussi la nouvelle mise en valeur des cols emblématiques dans le calendrier féminin. Les organisateurs assument désormais de proposer des étapes aussi difficiles que chez les hommes, comme le souligne l’analyse dédiée à cette montée sur l’Angliru de la Vuelta féminine. N’est-ce pas surprenant de voir à quelle vitesse le niveau s’est ajusté ? En quelques saisons, les grimpeuses sont passées de simples “spécialistes” à véritables patronnes de la haute montagne, capables d’enchaîner des cols monstrueux sur plusieurs jours.

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À l’arrivée, la scène est forte : Blasi en rouge, Bunel souriante malgré l’effort, van der Breggen lucide mais marquée. Les images tournent en boucle sur les réseaux, et de nombreux clubs amateurs se servent déjà de cet exemple pour motiver les jeunes filles qui rêvent de podiums. Le message est clair : l’Angliru n’est plus réservé à une élite lointaine, il devient un symbole de ce que l’on peut viser avec un projet structuré et du travail sur le long terme.

En résumé, cette première grande section montre comment un col mythique, une stratégie intelligente et l’émergence de nouvelles héroïnes transforment la Vuelta en laboratoire de l’avenir du cyclisme féminin.

Le profil de Marion Bunel : une pépite française qui s’affirme sur le podium

Qui est vraiment Marion Bunel, cette jeune femme qui grimpe sur le podium de la Vuelta et s’impose d’un coup dans l’imaginaire des passionnés de cyclisme ? Pour faire simple, il s’agit d’une grimpeuse à la fois instinctive et réfléchie, issue d’un territoire de vélo – la Normandie – et formée au contact des meilleures, notamment au sein de la structure Visma – Lease a Bike, déjà réputée pour son approche ultramoderne de la performance.

Très tôt, Bunel a montré un goût prononcé pour les efforts longs en côte. Dans les catégories jeunes, elle se distingue sur les courses vallonnées, souvent en solitaire, avec une manière bien à elle de gérer les difficultés. Contrairement à certaines prodiges surmédiatisées, elle progresse par paliers, en prenant le temps de comprendre chaque étape : juniors, continental, puis WorldTour. Cette construction patiente explique en grande partie sa maturité tactique sur la Vuelta, où elle ne s’est presque jamais retrouvée piégée dans des bordures ou des cassures.

Vrai ou faux ? On peut arriver sur un grand Tour sans expérience et dominer. Cette idée, très présente avec l’émergence de certains talents masculins, est en réalité trompeuse. Bunel prouve le contraire : sa troisième place au général s’appuie sur des saisons de rodage, de travail d’équipière, de participation à d’autres compétitions par étapes plus courtes. Ce bagage lui permet aujourd’hui d’encaisser les débuts de course nerveux, les changements de rythme, les longues descentes sous la pluie.

Pour mieux comprendre la place de Bunel dans le paysage tricolore, on peut la comparer à d’autres trajectoires emblématiques, comme celle de Julian Alaphilippe, dont le parcours a été largement décortiqué dans des analyses telles que le récit de ses succès. Comme lui, elle incarne une forme de panache contrôlé : capable de se livrer quand le terrain lui convient, mais sans brûler toutes ses cartouches.

Ce qu’il faut retenir, c’est la combinaison rare entre fraîcheur et solidité. Bunel n’est pas seulement une “jeune promesse” : son podium sur la Vuelta marque déjà une étape concrète dans la conquête des grands Tours. Régularité, gestion de la récupération, intelligence de course… elle coche progressivement toutes les cases d’une future lauréate potentielle.

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Un style de grimpeuse moderne : gestion des watts et instinct de course

Le style de Marion Bunel mérite qu’on s’y attarde. À la différence des grimpeuses d’ancienne génération qui se fient surtout au feeling, elle adopte une approche hybride. Voici les résultats de cette méthode : elle s’appuie sur les données de puissance pour éviter les sur-régimes, mais conserve une forte part d’instinct pour choisir le bon moment d’attaquer ou de temporiser.

Dans la montée de l’Angliru, par exemple, elle commence la pente raide autour de 6 W/kg sur quelques minutes pour suivre le premier écrémage, puis se cale légèrement en dessous pour tenir le tempo. Le problème pour beaucoup d’adversaires, c’est de vouloir répondre à chaque démarrage, au risque de s’écrouler. Bunel, elle, sait accepter de laisser filer quelques mètres pour mieux revenir, souvent accompagnée d’une autre cycliste avec qui partager le travail.

Cette façon de courir rappelle l’évolution générale du haut niveau, où les coureurs utilisent le capteur de puissance comme un tableau de bord de voiture de course. Mais l’écran ne fait pas tout : l’expérience, le regard sur les autres, la capacité à lire le vent et le relief restent décisifs. Vrai ou faux ? Les données suffisent à gagner un grand Tour. Faux : sans lecture de la course, les chiffres ne disent rien.

Pour les amateurs qui regardent ces exploits à la télévision, cette approche moderne donne aussi des idées. Beaucoup de clubs encouragent désormais l’usage mesuré de la technologie, non pas pour copier les pros, mais pour mieux comprendre ses propres limites. L’exemple de Bunel montre qu’on peut s’en servir comme d’une boussole, tout en gardant le plaisir brut de l’effort et de l’improvisation.

Au final, la jeune Française incarne une nouvelle génération de grimpeuses complètes : techniques, lucides, mais capables de se transcender quand la pente se cabre. C’est cette alchimie qui lui ouvre les portes du haut niveau mondial.

https://www.youtube.com/watch?v=lPmc8dik_9k

La victoire de Paula Blasi : une Vuelta gagnée à la maison en Espagne

Sur le plan symbolique, voir Paula Blasi remporter la Vuelta en Espagne a une portée énorme pour le public local. Il s’agit d’une victoire à domicile, obtenue face à une ancienne multiple lauréate de grands Tours comme Anna van der Breggen. La scène a des airs de passage de témoin : une championne expérimentée bousculée par une coureuse de 23 ans qui ose défier la hiérarchie dans un final explosif.

Blasi n’a pas dominé la course de la première à la dernière étape. Au départ, elle n’est “que” deuxième du classement, tenue en respect par la régularité de van der Breggen. Ce qui fait basculer la Vuelta, c’est sa capacité à saisir le moment exact où la Néerlandaise montre des signes de faiblesse dans les derniers kilomètres de l’Angliru. Elle accélère, maintient son effort, et transforme un retard modéré au général en avance décisive à l’arrivée.

Ce retournement de situation n’est pas une simple surprise, c’est le résultat d’une stratégie d’équipe finement préparée. Son équipe a protégé Blasi sur les étapes de plaine, limitant les risques de chute et d’éventails, puis l’a parfaitement placée au pied des grands cols. Pour faire simple, la Vuelta se gagne autant dans les bus et les réunions d’avant-étape que sur la route.

Pour illustrer cette idée, il suffit de regarder le travail collectif qui a porté d’autres coureurs à la gloire sur les grands Tours masculins, comme on l’a vu avec Jonas Vingegaard, analysé dans des dossiers tels que sa domination sur les grands Tours. Même logique ici : un leader fort, certes, mais surtout une structure qui sait quand rouler, quand temporiser, quand laisser d’autres équipes assumer le poids de la course.

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Ce qu’il faut retenir de la réussite de Blasi, c’est cette capacité à rester dans l’ombre jusqu’au moment opportun. Elle n’est pas omniprésente dans les médias, ne multiplie pas les déclarations fracassantes. Elle laisse parler la route et son coup de pédale. À l’heure où la communication occupe une place centrale dans le sport, cette sobriété renforce presque son aura.

Un impact fort sur le cyclisme espagnol et la Vuelta féminine

La victoire de Paula Blasi résonne comme un signal fort pour le cyclisme féminin espagnol. Dans un pays où la Vuelta masculine bénéficie déjà d’une aura historique, voir une coureuse locale dominer la version féminine offre un espoir concret de développement. Les clubs régionaux rapportent déjà une hausse des licenciées, inspirées par cette image d’une championne triomphant sur un col légendaire.

Vrai ou faux ? Un succès individuel suffit à transformer tout un écosystème. C’est en partie vrai. Les victoires de figures charismatiques ont souvent servi de déclencheur, comme on l’a vu en France après les exploits de coureurs tels que Julian Alaphilippe ou, plus récemment, les succès analysés dans des dossiers comme son parcours et ses succès. Mais encore faut-il que cette réussite soit accompagnée d’une politique sportive ambitieuse, d’infrastructures, de courses locales.

La Vuelta féminine profite aussi de cet élan. Avec une édition aussi disputée, la course gagne en crédibilité médiatique. Les audiences grimpent, les étapes en direct se multiplient, et les sponsors s’intéressent davantage à ces formats qui offrent un spectacle ramassé mais intense. Pour le public, ce n’est plus “la petite Vuelta des femmes”, c’est un grand Tour à part entière, avec sa dramaturgie, ses rebondissements, ses héroïnes.

Au-delà de l’instant, la victoire de Blasi contribue à dessiner un paysage où la Vuelta féminine devient une étape clef de la saison, au même titre que les grands rendez-vous printaniers ou le Tour de France féminin. Les futures championnes espagnoles ne rêveront plus seulement du maillot rouge masculin ; elles viseront aussi celui de leur compatriote, comme un objectif légitime et accessible.

En définitive, la performance de Paula Blasi dépasse sa propre trajectoire : elle agit comme un catalyseur pour tout un pays et renforce la place de la Vuelta féminine dans le calendrier international.

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Une Vuelta 2026 au service du cyclisme féminin : parcours, chiffres et enjeux

Pour comprendre la portée du podium de Marion Bunel et de la victoire de Paula Blasi, il faut regarder de près le profil de cette Vuelta féminine. Le tracé 2026 a mis l’accent sur la montagne, avec un enchaînement exigeant d’étapes accidentées et deux arrivées en altitude majeures. Le but ? Tester la capacité des leaders à encaisser un volume de dénivelé proche de celui des grands Tours masculins, sans pour autant rallonger exagérément les distances.

Voici un tableau récapitulatif simplifié de quelques caractéristiques clés de cette édition :

Élément clé Détail
Nombre d’étapes 7 jours de course intense
Dénivelé cumulé Environ 8 500 m
Étapes de montagne 3 arrivées en côte dont Angliru
Étape reine Arrivée au sommet de l’Angliru
Format global Mix de plaines, vallons et haute montagne

Concrètement, on est face à un format compact, mais sans concession. Les premières étapes, plutôt roulantes, ont servi de terrain d’expression aux sprinteuses et aux baroudeuses, avant que les grimpeuses ne prennent le relais. La Vuelta féminine illustre ici une tendance forte : proposer des courses plus courtes, mais plus intenses, afin de maintenir l’attention du public tout en respectant la physiologie des athlètes.

Vrai ou faux ? Un grand Tour doit forcément durer trois semaines. Faux, comme le prouve ce modèle. Beaucoup de suiveurs estiment même que ce type de format offre un spectacle plus dense, car il limite les “jours morts”. Le moindre incident a un impact direct sur le classement, ce qui oblige les équipes à rester concentrées en permanence.

Pour les fans qui suivent déjà d’autres grands rendez-vous, comme ceux consacrés à la Vuelta masculine ou à des épreuves mixtes analysées dans des articles spécialisés tels que la victoire de Kerbaol sur une étape de la Vuelta 2026, cette montée en gamme du calendrier féminin s’inscrit dans une logique d’harmonisation. Même pays, même mythe, mais récits croisés et complémentaires.

Les clés de performance : ce que la Vuelta révèle sur les coureuses

La Vuelta féminine 2026 agit un peu comme un révélateur. Elle met en lumière les qualités indispensables pour briller sur plusieurs jours : endurance, capacité de récupération, gestion de la chaleur, résistance au stress médiatique. Les exemples de Marion Bunel et Paula Blasi montrent qu’il ne suffit pas d’être forte sur un jour ; il faut savoir répéter l’effort, tout en évitant les pièges du quotidien (chutes, fringales, problèmes mécaniques).

Voici quelques facteurs décisifs souvent cités par les directeurs sportifs :

  • Régularité : finir chaque étape dans le bon groupe pour limiter les écarts.
  • Positionnement : bien se placer avant les cols ou les zones venteuses pour éviter les cassures.
  • Nutrition : anticiper les besoins en énergie, surtout lors des finales en altitude.
  • Récupération : optimiser le sommeil, les étirements et les massages entre les étapes.
  • Gestion mentale : rester concentrée malgré la pression du classement général.

Le problème pour beaucoup de jeunes coureuses, c’est de découvrir ces exigences sur le tas, parfois de manière brutale. La Vuelta 2026 sert justement de laboratoire pédagogique : les équipes apprennent à mieux entourer leurs leaders, à anticiper les coups durs, à analyser les avantages et les faiblesses de leurs rivales.

Ce qu’il faut retenir, c’est que cette compétition hispanique n’est pas seulement un objectif en soi. Elle devient un formidable outil de formation, un test grandeur nature pour celles qui ambitionnent de briller aussi sur d’autres grands Tours, à commencer par le Tour de France féminin. Les performances de Bunel ou de Blasi laissent penser que le niveau général continuera de grimper dans les années à venir.

Culture cycliste, communauté et inspiration : ce que change le podium Bunel – Blasi

Au-delà des chiffres et des profils d’étapes, le podium partagé par Paula Blasi, Anna van der Breggen et Marion Bunel raconte quelque chose de plus large sur la culture du cyclisme en 2026. Il met en scène trois générations, trois pays, trois manières de vivre le vélo. Pour les amateurs, ces visages offrent un récit vivant, dans lequel chacun peut se projeter : la jeune qui explose, la légende qui résiste, la Française qui se révèle.

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La dimension communautaire est centrale. Dans les clubs, les écoles de vélo, on commente les étapes, on décortique les choix tactiques, on s’inspire des attitudes sur le vélo. Des groupes WhatsApp et des forums se forment autour de ces nouvelles icônes, où l’on débat de la meilleure stratégie sur l’Angliru ou de la gestion de la troisième semaine de course sur d’autres grands Tours. Cette effervescence n’est pas sans rappeler ce qui se passe autour du Tour de France, dont la couverture télévisuelle et numérique est détaillée par certains médias spécialisés, comme dans l’analyse de la diffusion du Tour de France.

Vrai ou faux ? Le cyclisme féminin reste un sport de niche. Cette affirmation devient chaque jour plus fausse. Les audiences progressent, les sponsors viennent, et surtout, la pratique explose chez les amatrices, qu’il s’agisse de route, de gravel ou de VTT. Les exploits de coureuses comme Bunel servent d’étincelle : on les voit grimper, souffrir, lever les bras, et on se dit “pourquoi pas moi, à mon niveau ?”.

Au cœur de cette dynamique, la Vuelta féminine joue un rôle d’accélérateur. Une épreuve exigeante, diffusée en clair, commentée avec passion, permet de créer des rendez-vous, des rituels. On se retrouve entre amis ou en famille pour suivre l’étape reine, on débat des choix tactiques en ligne, on partage des captures d’écran des attaques décisives. Ce lien entre élite et pratiquants, entre podium et sorties du dimanche, est ce qui donne sa profondeur à la culture cycliste.

Un fil conducteur pour la saison et des perspectives pour l’avenir

La saison ne s’arrête évidemment pas au dernier jour de la Vuelta. Pour Marion Bunel, ce podium sert de tremplin vers d’autres objectifs : courses par étapes plus courtes, classiques montagneuses, et, en ligne de mire, les grands Tours de l’été. De son côté, Paula Blasi doit apprendre à gérer un nouveau statut : celui de favorite, attendue sur chaque ligne de départ, scrutée par les médias et les rivales.

Concrètement, la Vuelta 2026 agit comme un fil conducteur pour toute la communauté cycliste. Les débats sur la gestion de l’effort, sur la place des cols mythiques, sur l’équilibre entre spectacle et sécurité, vont nourrir les réflexions des organisateurs et des équipes. Les innovations techniques aperçues sur les vélos (freins, aérodynamisme, capteurs, positions) seront testées, affinées, parfois abandonnées, en fonction du retour du terrain.

Ce qu’il faut retenir, enfin, c’est le message envoyé à toutes celles et ceux qui enfourchent un vélo, que ce soit pour aller au travail, grimper un col local ou prendre le départ d’une cyclosportive : le cyclisme reste un sport de dépassement de soi, de liberté et de communauté. Voir une Française comme Bunel s’affirmer au plus haut niveau, voir une Espagnole comme Blasi triompher chez elle, c’est la preuve tangible que ce sport, sous toutes ses formes, continue de se réinventer sans perdre son âme.

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Qui est Marion Bunel et pourquoi son podium à la Vuelta est important ?

Marion Bunel est une jeune cycliste française, grimpeuse de 21 ans évoluant au sein de l’équipe Visma – Lease a Bike. Sa troisième place au classement général de la Vuelta féminine marque un tournant : elle prouve qu’elle peut rivaliser avec les meilleures sur une course par étapes exigeante, notamment sur des cols mythiques comme l’Angliru. Ce podium confirme son potentiel pour viser, à moyen terme, la victoire sur un grand Tour féminin.

Comment Paula Blasi a-t-elle remporté la Vuelta féminine 2026 ?

Paula Blasi a construit sa victoire grâce à une gestion très régulière des premières étapes, en restant toujours au contact des favorites, puis en plaçant une attaque décisive sur la dernière étape, arrivée au sommet de l’Angliru. Ce jour-là, elle a profité d’un léger fléchissement d’Anna van der Breggen pour reprendre le temps nécessaire et s’emparer de la tête du classement général, portée par une équipe parfaitement organisée.

Pourquoi l’Angliru est-il considéré comme un col mythique de la Vuelta ?

L’Angliru est un col extrêmement raide, avec des pentes dépassant les 20 %, ce qui en fait l’une des ascensions les plus difficiles d’Europe. Il est devenu mythique dans l’histoire de la Vuelta car il provoque souvent de grands écarts et des renversements de classement spectaculaires. Pour les coureurs et les coureuses, réussir sur l’Angliru est un symbole de force et de courage, presque un rite de passage.

En quoi la Vuelta féminine contribue-t-elle au développement du cyclisme féminin ?

La Vuelta féminine, avec son parcours exigeant et sa diffusion médiatique grandissante, offre aux coureuses une vitrine de premier plan. Elle permet de montrer un haut niveau de performance, attire de nouveaux sponsors et suscite l’intérêt du public. Cette visibilité encourage les jeunes filles à se licencier en club et pousse les fédérations à structurer davantage les calendriers féminins, participant ainsi au développement global du cyclisme féminin.

Quelles perspectives pour Marion Bunel après son podium sur la Vuelta ?

Après son podium sur la Vuelta, Marion Bunel devrait être davantage protégée par son équipe sur les grandes courses par étapes et bénéficier d’un calendrier construit autour de ses qualités de grimpeuse. On peut s’attendre à la voir jouer le classement général sur d’autres épreuves d’une semaine, puis viser, à moyen terme, une victoire sur un grand Tour féminin, à condition de continuer à progresser en contre-la-montre et en gestion de la récupération.

About the author
Alex de Vélo Citron
Passionné de cyclisme depuis plus de 15 ans, du gravel aux courses sur route. Ancien compétiteur en cyclosportive, Alex couvre l'actualité du vélo avec un œil technique et un goût prononcé pour les classiques pavées. Sur Vélo Citron, il teste, analyse et décrypte tout ce qui roule sur deux roues.

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